Église Sainte-Rictrude de Marchiennes
Église Sainte-Rictrude à Marchiennes (59870, Nord) : inscrit monument historique — 1992, XVIIIe siècle. Adresse, horaires des messes, histoire.

En pratique
place du Général-de-Gaulle
Adresse et contact
- Code postal
- 59870
- Commune
- Marchiennes
- Département
- Nord (59)
- Région
- Hauts-de-France
L'édifice
- Type
- Église
- Vocable
- Sainte-Rictrude
- Style
- Architecture néoclassique
- Époque
- XVIIIe siècle, XIXe siècle
- Protection
- Inscrit monument historique — 1992
Références et liens
- Diocèse
- archidiocèse de Cambrai
- Notice Mérimée
- PA00107921
- Coordonnées
- 50.40718, 3.27839
Histoire#
Depuis le moyen-âge, une église paroissiale entourée d’un cimetière se trouvait à proximité de la place, à l’écart de l’abbaye bénédictine. Sa reconstruction fut décidée en 1779 et confiée à l’architecte lillois J.F.J. Lesaffre (1731-1803). Après le transfert du cimetière à l’extérieur de la ville, les travaux commencèrent à la fin de 1786 ; le gros-oeuvre était achevé, quand, le 18 décembre 1790, la tour de l’église s’effondra sur la nef. Après la Révolution, c’est un autre architecte lillois, B.A. Dewarlez-Lepers (1768-1819), qui fut chargé de remonter les voûtes et la tour. Les travaux furent adjugés en 1811 et achevés en 1815. Dewarlez dessina aussi le mobilier, dont seules subsistent les stalles et la clôture qui les surmonte. L’aménagement intérieur et l’ameublement ont été complétés ou renouvelés tout au long du 19e siècle. En 1864, l’architecte tourquennois Charles Maillard (1821-1875) conçut « la décoration architecturale de l’intérieur de l’église », jugée trop dépouillée : les voûtes, les arcs, les baies… ont été ornés d’un riche décor de plâtre. En 1903, dans un contexte de tensions entre l’Eglise et l’Etat, la commune fit graver la devise républicaine sur le fronton de la façade. Courant néoclassique.
Description#
Les matériaux proviennent de la région : pour le soubassement, le grès ; en matériau principal, la brique, dont la couleur est relevée par le calcaire blanc utilisé pour le décor architectural. Le traitement de la façade, sommée d’une tour, a été privilégié ; austère, elle peut être lue comme une combinaison de formes géométriques. On peut y lire l’influence de l’architecture italienne palladienne du 16e siècle. L’église ne comprend pas de transept. Fidèle à une tradition régionale, la haute colonnade sommée d’arcs en plein cintre conduit le regard vers l’abside. Cette abside est de plan circulaire, forme peu fréquente utilisée cependant au 18e siècle pour la chapelle axiale de grands édifices (Saint-Roch à Paris en 1705, plus localement la collégiale Saint-Pierre à Douai vers 1745). L’éclairage est fourni par les baies latérales, qui, à l’origine, ne comportaient ni décor ni vitraux. L’impression dominante est celle de l’ampleur des volumes et de la luminosité ; il faut s’imaginer l’église en 1815, à l’issue de sa reconstruction partielle, blanchie à la chaux, peu meublée, sans le décor de moulures ajouté en 1864 : une architecture sobre, conforme au goût néoclassique de la fin du 18e siècle.
Sources#
- Notice Mérimée PA00107921 — ministère de la Culture, Licence Ouverte




