Ancienne abbaye de Lucq-de-Béarn
Abbaye à Lucq-de-Béarn (64360, Pyrénées-Atlantiques) : classé et inscrit monument historique (partiellement) — 1984, XIIe siècle. Adresse, horaires des messes,

En pratique
Adresse et contact
- Code postal
- 64360
- Commune
- Lucq-de-Béarn
- Département
- Pyrénées-Atlantiques (64)
- Région
- Nouvelle-Aquitaine
L'édifice
- Type
- Abbaye
- Style
- Architecture romane
- Époque
- XIIe siècle, XVe siècle, XVIe siècle, XVIIe siècle
- Protection
- Classé et inscrit monument historique (partiellement) — 1984
Références et liens
- Diocèse
- diocèse de Lescar
- Notice Mérimée
- PA00084439
- Coordonnées
- 43.28655, -0.65931
Histoire#
D'après la tradition, un lieutenant de Childebert revenant d'assiéger Saragosse aurait fondé à cet emplacement un oratoire consacré à Saint-Vincent, vers 542. Le monastère fut fondé vers 970 par le vicomte Guillaume Sanche qui y installa l'abbé bénédictin Garcia. Les bâtiments actuels sont ceux qui subsistent des ruines du monastère après le passage, en 1569, des troupes protestantes. Confiée sous le règne de Louis XIII aux Barnadites dont la mission était essentiellement l'évangélisation, l'abbaye fut en partie remontée pour devenir le Château Madiou après avoir été vendue comme bien national à la Révolution. L'abbé de Lucq ressortissait directement du pape tout en dépendant partiellement de l'évêque d'Oloron. Deux parties bien différentes subsistent à l'ouest et au sud de l'église abbatiale (12e siècle, 15e siècle, 16e siècle, 17e siècle), l'une en ruine (15e siècle), celle au sud de l'église servant d'habitation (15e siècle, 16e siècle). La partie ruinée consiste en une salle rectangulaire flanquée dans l'angle nord-est d'une haute tour octogonale jusqu'au deuxième étage puis cylindrique et terminée en encorbellement. Une tourelle également ronde est accrochée à la partie supérieure et renferme l'escalier à vis. La partie habitée comprend un corps de bâtiment flanqué de deux gros pavillons dont l'un, à l'ouest, est prolongé par une construction qui comporte encore sur sa façade sud un portail surmonté de quatre consoles de hourdages. C'est dans cette partie que s'installèrent les premiers moines barnabites et où se situait l'ancien réfectoire des Bénédictins. L'église a conservé en partie son caractère roman primitif, en particulier dans l'abside et les absidioles qui ont conservé des chapiteaux historiés. La tour du clocher-porche conserve des traces d'un système défensif (corbeaux, trous de hourdage).
Sources#
- Notice Mérimée PA00084439 — ministère de la Culture, Licence Ouverte



